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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 18:19

-         Distinguées personnalités, chacun dans vos différents grades et titres

-         Chers Invités,

-         Mesdames,

-         Mesdemoiselles,

-         Messieurs,

 

Ce n’est pas tous les jours que j’ai l’opportunité de me retrouver à Nkongsamba.

Permettez-moi de vous adresser mes salutations, ceux de la délégation qui m’accompagne ainsi que ceux de nos ancêtres qui certainement sont actuellement ici avec nous.

J’apprécie la clairvoyance des orateurs qui ont bien voulu me présenter de façon réelle la situation de la Communauté Bayangam du Moungo et particulièrement de Nkongsamba.

Je sais en bon père de famille que cette journée est pour vous une journée de fête, de communion avec vos origines, de retour aux sources.

C’est la première fois depuis mon accession au trône en 2001 que je foule officiellement le sol du Moungo, treize années plus tard.

Plus d’une fois, nous avons essayé et plus d’une fois nous avons échoué. Aujourd’hui c’est fait.

 

J’avais souhaité que cet évènement se produise il y a dix ans pour qu’ensemble nous puissions donner à Bayangam un nouveau souffle, mais hélas le Moungo et particulièrement Nkongsamba a choisis de se mettre en marge. De se mettre en marge du fait des divisions, du clanisme, des intérêts égoïstes.

Je me demande et j’aimerais bien avoir une réponse cohérente, pourquoi tant de division dans la communauté Bayangam de Nkongsamba.

Quel enjeu attire tant de convoitise dans la Communauté Bayangam de Nkongsamba.

Si je vivais dans le Moungo ou étais natif du Moungo, il est certain qu’à la sortie de cette cérémonie mon parti sera trouvé.

Rassurez-vous. Je ne suis d’aucun parti.

Je me fais le devoir de faire savoir à tous ceux et celles qui ont créé et continu à entretenir la division qu’a un certain moment de la vie, on doit savoir se rétracter au risque qu’il ne soit finalement trop tard.

Notre société est une société très hiérarchisée. Le respect y occupe une place déterminante ; on ne peut pas y vivre en ignorant qu’on a des frères, des sœurs des parents. Chaque membre de la famille doit avoir le respect dû à son rang.

Nous sommes un peuple de chasseur à l’origine. Si nous vivons à Nkongsamba, mieux dans le Moungo aujourd’hui, c’est sans aucun doute les raisons économiques qui nous y ont conduits. N’oublions jamais que, si au cour de nos différentes chasses, la peau du gibier ne rentre pas au village, au village on ne vous saura jamais capable d’attraper du gibier.

Nous avons une mauvaise vision des Bayangam de Nkong. Pour nous, vous êtes en passe de devenir des étrangers dans votre village. «Je dors qu’à Nkong j’ai les business….» et pourtant sur le point de vue développement individuel et collectif, nous avons comme impression que ça n’avance du tout pas ; au contraire, de plus en plus, ça régresse.

Nous autres parents, nous devons faire aujourd’hui le constat de notre échec et passé le témoin à la jeunesse. Mais au préalable, nous devons les enseigner nos valeurs, leur apprendre le respect, la tolérance. Ils doivent savoir dire grand-frère, grande-sœur, papa, maman,….. Des valeurs qui au jour d’aujourd’hui leur manque un tout petit peu. Faite leur comprendre que pour la réalisation d’une danse, il y a trois partis : les musiciens, les danseurs et les spectateurs. Si une seule des parties manque, la danse ne se réalise pas dans de bonnes conditions.

A nous autres jeunes, arrêtons de justifier nôtres échec en accusant nos parents et nos aînés. Ils nous ont envoyé à l’école…, donc ils ont fais leur devoir. Le problème du chômage que nous décrions aujourd’hui n’est pas réel, c’est le fait simple de notre paresse, de notre laxisme. Nous sommes presque tous à la recherche du travail. Mais en réalité, nous ne cherchons pas du travail car du travail il y en a, mais malheureusement nous ne voulons pas travailler. Ce que nous voulons, c’est avoir de l’argent  facile. Ce que nous voulons, c’est être tous des patrons, ce que nous voulons, c’est être tous fonctionnaires. Ce que nous voulons, c’est être sans transition monsieur X ou monsieur Y.

Mes enfants, mes chers frères et sœurs, reconnaissons que nous sommes dans un pays neuf, jeune, où il y a tout à construire, tout est à faire et tout reste à faire. Laissons la diversion et apprenons les petits métiers. Réorientons notre agriculture, modernisons là, développons le secteur privé et nous verrons à coup sûr se créer de l’emploi pour plusieurs de nos compatriotes. Je suis à votre disposition pour toute fin utile.

L’avenir est entre vos mains. N’oubliez pas que de tout temps, le pouvoir ne se donne pas. Il faut se battre pour le conquérir.

 

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs

Je suis à Nkongsamba aujourd’hui non pas pour installer Monsieur Fotso Jean Paul comme représentant, mais plutôt pour qu’ensemble nous scellons un nouveau pacte de société.

Je serai venu plutôt si Nkongsamba marchait normalement pour installer Monsieur Komguem Georges.

A ce dernier, je lui demande de se remettre en cause , de réintégrer la famille et d’occuper la place qui lui est dû. Il devrait être pour les futurs représentants à n’en point douter un conseiller utile.

Depuis que je suis à Nkongsamba, je n’ai pas senti la ville vivre. J’ai comme impression que nous nous épions les uns les autres, que nous jouons tous au chat et à la souris.

Je n’ai reçu aucune association des hommes

Je n’ai reçu aucune association des femmes

Je n’ai reçu aucune association des jeunes

Pourtant j’ai rencontré à Nkongsamba, les hommes, les femmes et les jeunes.

Je me serais attendu que les uns et les autres passent me présenter la fraction de ma population qu’il dirige. Ça n’a pas été le cas. Il se peut que cette fraction de la population ne soit plus des Bayangam. Si tel n’est pas le cas, j’attends d’eux que par leur travail ils nous prouvent le contraire. Que dès demain, tous, je dis bien tous rentrent à ce lieu sacré qu’est notre foyer socioculturel. Nous ne devons nous en éloigner que du fait de la distance et jamais pour des raisons idéologiques.

 Je suis venu vous mettre tous au travail ;

Tous ceux qui se reconnaissent encore Bayangam doivent faire table rase du passé.

Mettre la terre sur les cacas pour qu’on récolte.

Monsieur Fotso est la personne à qui vous devez transmettre les messages du chef. Il est à votre service. De  même par lui, vous recevrez les nouvelles du village.

Je ne devrai plus vous le présenter du moment ou il est en poste depuis plusieurs mois, mais comme je vous connais, champion de la division, pour que nul n’en ignore, je vous le présente.

Il sera assisté dans sa tache de Monsieur Nainkam et de Monsieur Chouache.

J’attends de lui qu’il joue le rôle du bon modérateur pour le redressement social du Moungo-Bayangam. Vos soutiens à tous lui sera d’un très grand apport.

Mesdames, Mesdemoiselles, et Messieurs

 

Je sais par expérience, ce qu’une cérémonie comme celle-ci peut couter aussi bien en ressources humaines, intellectuelles, physique et même matérielles.

Pour cela je remercie tous ceux et celles qui ont saignés pour la réussite de cette rencontre.

Merci pour l’intérêt que vous portez à la Communauté Bayangam

Merci pour l’intérêt que vous portez au Groupement Bayangam

Merci pour l’intérêt que vous portez à ma modeste personne, votre serviteur.

Un clin d’œil à la délégation des pasteurs de Ndoungue, à nos frères et sœurs partis de tous les coins du Moungo pour rehausser de leur présence cette cérémonie.

Merci au bureau de gestion pour le travail déjà accomplis. Beaucoup reste à faire. La gestion de la cité vous incombe. Rassemblez tous nos compatriotes et mettez fin aux multipolarités en organisant des élections libre et démocratique dans toutes les structures de la communauté. Je suis à votre disposition pour des éventuels conseils.

Je remercie une fois de plus le Comité d’Organisation pour le travail fais et surtout pour leur franchise en ce qui concerne la vie dans notre cité.

J’exhorte nos « maman », nos sœurs qu’elles soient de Bonandjo, de Jeudi ou autres de se mettre ensemble pour redynamiser la cité. Ceux ou celles qui vous divisent gèrent leurs intérêts et pas les vôtres. Ne vous laissez plus berné. Je compte particulièrement sur vous.

Comme je me plais souvent à le dire, le Bayangam est tellement intelligent que son intelligence fini par lui ôter sa sagesse. Soyons sage.

A papa Simen qui fais des pieds et de la tête pour nous, une fois plus, merci et surtout continue. Nous te solliciterons toujours.

Tu es la personne qui, à Nkongsamba aujourd’hui aurai été anoblie par le chef pour le travail fais. Tu es déjà un notable et n’importe quel notable, « wabo soffo souop Sime ».

Prenez son exemple et vous recevrez à mon prochain passage la reconnaissance du service rendu à la collectivité. Surtout, communiquer.

Un salut particulier à papa Wakam Antoine.

Sur ce, je remercie toute la population présente de m’avoir écouté et vous souhaite un bon courage.

Merci.

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Published by Lijouom Chetou
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