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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 17:16

Lundi, 13 janvier, devant une cohorte de journalistes qui ont investi l’une des salles de conférence du Hilton hôtel, l’ex-bâtonnier, Me Charles Tchoungang, a fait des révélations troublantes sur l’artiste musicien Ndedi Eyango

Lundi, 13 janvier, devant une cohorte de journalistes qui ont investi l’une des salles de conférence du Hilton hôtel, l’ex-bâtonnier, Me Charles Tchoungang, a fait des révélations troublantes sur l’artiste musicien Ndedi Eyango, dans ce qu’il convient désormais, d’appeler: une nouvelle bataille juridique entre un groupe d’artistes élu au Conseil d’administration de la Socam et le ministère des Arts et de la culture. Constitué par le chef dudit département ministériel, Ama Tutu Muna, qui dans le feuilleton, représente l’Etat du Cameroun, l’avocat qui dirige le collectif des conseils du Minac n’a pas mis les gangs pour taxer le Pca élu puis déchu, «de fraudeur, coupable de falsification et d’imposture sur les documents de la République». Dans la même lancée, Me Charles Tchoungang, dit être l’objet de nombreuses menaces et de pressions menées par des réseaux et quelques spécialistes de la mafia, qui tirent les marrons du feu ; manifestant une folle envie de le décourager, de l’amener à se rétracter dans l’engagement qu’il a pris, il y a seulement une semaine pour défendre l’Etat du Cameroun.

Même s’il garde le voile sur les auteurs des pressions qu’il a subies, le président du collectif des avocats du Minac, soutient qu’il s’agit des gens bien introduits, même des proches collaborateurs du président de la République, qui sont au centre de la manœuvre. Et de confier que cette nouvelle affaire juridico-judicaire ramenant une fois de plus, la ministre Ama Tutu Muna, par devant la chambre administrative de la Cour Suprême, trahit la volonté pour beaucoup de neutraliser par des attaques malveillantes, ceux qui bénéficient encore de la confiance du chef de l’Etat. Venant d’un avocat de haut vol comme Me Charles Tchoungang, l’on ne peut pas limiter ses déclarations, sous le simple sceau du « show » médiatique. D’autant que parmi ceux qui font pression sur l’avocat, figurent des membres, collègues du gouvernement de Paul Biya ; au même titre que, Ama Tutu Muna. Par devers tout, en ces temps de grandes attentes du remaniement ministériel, dans un contexte où, chacun fait feu de tout bois pour se maintenir ou entrer au gouvernement, les révélations de l’avocat, ne manquent pas de faire du remue-ménage dans les points chauds et les chaumières.

Ici, l’on ne se limite pas aux batailles d’entrée ou de sortie au gouvernement. Se profile à l’horizon, le début de la bataille à la succession de Paul Biya qui trône au sommet de l’Etat depuis une trentaine d’année. Guerre des réseaux, bataille de positionnement dans l’arène pour un meilleur contrôle de la prise de pouvoir, les chiens sont lâchés. Il y a lieu d’observer que l’Etat va ainsi en guerre contre l’Etat. L’entrée en scène remarquable et l’offensive d’Ama Tutu Muna ne sont pas des actions innocentes. Dans l’attente que le show judiciaire commence dans les prochains jours à la Chambre administrative de la Cour suprême, Le Messager tente d’explorer les contours sinueux de la pomme de discorde. D’autant que celui-ci va aller s’aggravant, jusqu’à ce que, tout au moins, le « seigneur » Paul Biya siffle la fin des batailles, en procédant à une nouvelle redistribution des cartes.

© Souley ONOHIOLO | Le Messager

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Published by Lijouom Chetou
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